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Prévenir les violences, tisser les mémoires / 6 octobre 2025, M.E.R – Calais

Maison d’entraide et de ressources (M.E.R.), 3 rue du Croy à Calais

Cet atelier d’échange et de collaboration est un des ateliers de de recherche-action du programme Co-constructions des savoirs aux frontières (Co-Front / Institut Convergences Migrations), en collaboration avec le projet de recherche-action Mémoires en luttes et en exil à la frontière franco-britannique (Memofront), la Plateforme de soutien aux migrant.e.s, et le programme Non-lieux de l’exil. Il s’inscrit dans la suite de précédents ateliers  (9 avril et 25/26 juin 2025) et dans la préparation de la Fabrique d’agirs #4.

Il est ouvert à tous les bénévoles et salarié·es des associations et les différents acteurs œuvrant à la frontière franco-britannique. Il se déroule en deux temps le 06 octobre.

Nommer et répondre aux violences dans les relations d’aide entre exilé·es et bénévoles » atelier n°3  / 10h-13h

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Fabrique d’agirs #4, 16-19 octobre 2025, Névache

Fabrique d’agirs  #4 : Co-construire les savoirs, confronter les mémoires, co-fonder les résistances.

Ateliers, expositions, projections, lectures, visites du territoire, soirée festive

Une fabrique-forum d’agirs collectifs

Une Fabrique d’agirs est un forum de réflexions et d’initiatives multi-acteurices ancré dans un territoire spécifique. Imaginée pour la première fois à Briançon (mai 2021), la Fabrique d’agirs a pris sa forme actuelle à Calais en mai 2022 puis en avril 2024. Entre les deux premières rencontres naît le projet CO-FRONT – Co-construction des savoirs aux frontières (2022-2025) financé par l’Institut Convergences Migrations. Ce projet, qui réunit acteurs de la recherche et de la solidarité, répond au souhait commun de poursuivre les réflexions engagées, d’interroger l’utilité sociale de la recherche et les pratiques solidaires et militantes dans les territoires de frontières, et enfin, d’imaginer des outils partagés. Il arrive bientôt à sa fin et son colloque final coïncide avec une nouvelle fabrique d’agirs.

L’idée est  d’organiser cette 4ème Fabrique d’agirs à Névache, près du col de l’Échelle à la frontière franco-italienne,  en partenariat avec différents programmes et laboratoires de recherche dont l’ANR SOLIFRO,  les laboratoires MIGRINTER, PACTE et CESSMA (axe 1) et de nombreuses associations : Tous Migrants, MAPemonde, Plateforme des soutiens aux migrants, Secours Catholique, Médecins du monde, CAFI…  Cette “mega” fabrique réunira ainsi à parité des acteurices (de la solidarité, de l’expérience, de la recherche et de l’art) de plusieurs frontières –  géographiques, sociales, raciales, politiques, d’accueil – De Calais à Vintimille, de Dieulefit à Hendaye et Briançon.

Un inventaire des agirs et outils co-créés

Son ambition est double :  revenir collectivement sur les travaux menés et ouvrir le champ des possibles. Pour dresser un inventaire critique des programmes de recherche-action et collaboratifs en cours, la Fabrique de Névache souhaite inverser la perspective : partir non pas des attentes ou des catégories, mais des outils co-construits ; non pas d’une seule position mais d’acteurs multiples. En d’autres termes, penser ensemble à partir des agirs. Nous le savons par expérience : il ne suffit pas qu’un projet, processus ou un désir de faire soit défini comme co-construit pour éviter tous les biais et impensés. En revanche, partager, décentrer, permet de mieux le faire, de placer des gardes-fous.

La liste des agirs est large  : Mémoires des frontières à Calais et Briançon, cartographies participatives des espaces de solidarité, création de lieux d’accueil aux frontières et dans la Drôme, formations universitaires à la médiation paire, outils de prévention des violences dans les relations d’accompagnement entre associations et personnes exilées, capsules sonores, artivisme, documentaires…

Une mise en débat 

C’est à partir de ces agirs, mis en débat et  à l’épreuve de voix multiples et de points de vue situés, que cette Fabrique propose une analyse collective des situations et des pratiques, de ce qui existe et de ce qui manque, de ce qui fonctionne vraiment et de ce qui peut être amélioré. Réuni·es pendant 3 jours, les participant·es entendent également élaborer collectivement une charte des recherches et des pratiques aux frontières, et ainsi faire front commun. Faire front, c’est  penser les rôles, les places, les alliances, c’est agir et résister  de façon éthique et collective, engagée. Dans un contexte de réduction drastique des moyens de la recherche et d’attaque des libertés académiques, de durcissement général des politiques migratoires, de montée des populismes et des rhétoriques xénophobes, cet enjeu est un défi et une urgence.

 Programme 

Ateliers, expositions, projections, lectures, visite du territoire, soirée festive

–> Attention ! En raison d’une limite des places disponibles, certains ateliers ne sont ouverts que sur inscription pour les personnes intéressées. Inscription  : fabriques-dagirs-2025@proton.me 

Chaque atelier est animé par un binôme : acteur·ice de la solidarité / acteur·rice de la recherche. Dans chaque atelier, un temps de débat équivalent au temps de présentation est mis en place.

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Espace de soutien aux frontières : construire les mémoires, penser les violences – 25 et 26 juin, Briançon

 

Espace de soutien aux frontières : construire les mémoires, penser les violences

25 et 26 juin 2025, Briançon

Ateliers de recherche-action du programme Co-constructions des savoirs aux frontières – Co-Front / Institut Convergences Migrations, en collaboration avec le programme ANR Aux frontières de la solidarité (Solifro),  le projet de recherche-action Mémoires en luttes et en exil à la frontière franco-britannique / Memofront, l’association Tous Migrants, la Plateforme de soutien aux migrant.e.s, et le programme Non-lieux de l’exil.

A l’occasion du festival La Bouffée d’Air ! 27-28-29 juin, Villard Saint-Pancrace

 

« Mémoires et récits de l’accueil des exilé·es ». Atelier de frise chronologique participative pour les habitant·es de la vallée de la Clarée

25 juin, 17h-19h30, salle municipale de Névache – avec Sarah Bachellerie (Pacte, U. Grenoble Alpes)

Venez partager vos récits et raconter vos souvenirs ! Àpartir des souvenirs et des savoirs des habitant·es, nous proposons de créer ensemble une frise chronologique de la frontière et de l’accueil des exilé·es dans la vallée de la Clarée à partir de 2015-2016. L’idée est de proposer à chacun·e de raconter les événements qui l’ont marqué·e, ce que l’on a vécu, observé, pour construire une histoire plurielle de la frontière où une multiplicité de voix et de regards se croisent. Pour garantir la dimension participative de l’atelier, celui-ci s’adresse spécifiquement aux habitant·es de Névache et de la Clarée.

«Nommer et répondre aux violences dans les relations d’aide entre exilé·es et bénévoles», atelier n°2

26 juin, 9h-12h, salle des associations, 45 avenue de la République, Briançon

Après un premier atelier organisé à Paris le 9 avril, le second temps d’échange de cet atelier itinérant propose de poursuivre les réflexions collectives sur les différentes formes de violences dans les relations d’aide.

Intervenantes : Elsa Tyszler (CRESPA, ANR SOLIFRO, ICM) et Sara Cesaro (CRESPA, ANR SOLIFRO).   Animation : Léo Manac’h (Ceped, Co-front / ICM)

Auberge des migrants AGL 2022

Argumentaire et programme 

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Mémoire de la frontière. Brève présentation

Le projet « Mémoire de la frontière franco-britannique » est porté depuis deux ans de manière bénévole par des chercheur.euse.s et des acteur.ice.s associatif.ve.s., soutenu dans certaines de ses activités par le programme Co-front (ICM), mais aussi par le programme Memofront (MESHS/ Geriico- Université de Lille), en lien avec la Maison d’Entraide et de Ressources sous le forum inter-associatif PSM (Plateforme des Soutiens Aux Migrant.es).. Il souhaite élaborer une mémoire aujourd’hui éparpillée et en partie fragmentaire, parfois même absente, alors que depuis plus de 30 ans des personnes originaires principalement du Moyen-Orient, d’Asie et de la Corne de l’Afrique et du Soudan ainsi que leurs soutiens, luttent pour faire valoir leurs droits à cette frontière1. Ce travail veut être à destination des associations, des personnes exilées, des habitant.e.s et habitants témoins et parfois actrices et acteurs de cette situation depuis des décennies, ainsi que de toute personne intéressée par cette réalité. L’objectif est de leur donner la possibilité de connaître l’histoire des luttes des personnes exilées et des différent.e.s personnes solidaires afin que cette histoire vienne nourrir l’ensemble des actes de solidarité, les stratégies de plaidoyer, les combats des personnes concernées et qu’elle permette un autre récit de ce qui se vit à la frontière franco-britannique depuis 30 ans.

Co-front a soutenu le groupe mémoire de différentes façons : par la participation de ses membres, par le financement des résidences de travail en commun, l’organisation d’ateliers et les réflexions comparées entre deux frontières, enfin, par un local dédié aux archives à la M.E.R. D’autres projets soutiennent également cette initiative.

Mémoires de la frontière – appel à financement participatif

Co-front  – et plusieurs de ses membres – soutiennent le et participent au projet collaboratif “Mémoires de la frontière” franco-britannique, et donc à cet appel à financement  participatif, en ligne, dont l’objectif est de co-financer un poste dédié.

lien en ligne : https://www.cotizup.com/pourmemoires

Texte de l’appel : Le projet « Mémoire de la frontière franco-britannique » est porté depuis deux ans de manière bénévole par des chercheur.euse.s et des acteur.ice.s associatifs. Il souhaite recomposer une mémoire aujourd’hui éparpillée, fragmentaire, parfois même absente, alors que depuis plus de 30 ans des personnes originaires principalement du Moyen-Orient, d’Asie et de la Corne de l’Afrique et du Soudan ainsi que leurs soutiens, luttent pour faire valoir leurs droits à cette frontière. Ce travail veut être à destination des associations, des personnes exilées, des habitant.e.s et habitants témoins et parfois actrices et acteurs de cette situation depuis des décennies, ainsi que de toute personne intéressée par cette réalité. L’objectif est de leur donner la possibilité de connaître l’histoire des luttes des personnes exilées et des différent.e.s personnes solidaires : afin que cette histoire vienne nourrir l’ensemble des actes de solidarité, les stratégies de plaidoyer, les combats des personnes concernées et qu’elle permette un autre récit de ce qui se vit à la frontière franco-britannique depuis 30 ans.

Afin de mener à bien ce projet, la Plateforme de Soutien aux Migrants et Migrantes , la PSM, travaille à la création d’un poste salarié chargé de coordonner le projet “Mémoires de la frontière”. Poste qui s’ancrerait à la Maison d’Entraide et de Ressources (MER) de Calais. Ce lieu, ouvert par le Secours Catholique il y a un peu plus de deux ans, est en transition vers un portage inter-associatif. Il est situé dans le centre de Calais et accueille aujourd’hui différentes associations, collectifs et militant.e.s mobilisé.e.s auprès des personnes exilées ainsi que les initiatives multiples des personnes à qui nombre de lieux demeurent fermés. S’y organisent différentes activités destinées aux personnes exilées envisageant ou ayant décidé de s’installer en France. Y sont également organisées des actions de prise de recul, de formation et de partage d’expériences à destination des personnes solidaires. Une vraie cohérence existe donc entre le projet “Mémoires de la frontière” et la MER en termes d’éducation populaire et d’histoire collective qui ne soit pas seulement écrite depuis les auteur.ice.s et autorités d’une histoire Nationale.

Garder trace des luttes à Calais. Maël Galisson & Mathilde Pette, Plein Droit juin 2023

Article extrait du Plein droit n° 137, juin 2023
« Mourir d’être étranger »

Garder trace des luttes à Calais

Maël Galisson et Mathilde Pette

Membre du Gisti ; sociologue, Université de Perpignan Via Domitia, ART-Dev, fellow de l’Institut Convergences Migrations

 “Calais, de quoi se souvient-on après plus de trente années de fermeture de la frontière franco-britannique ? Face à la politique de « table rase » des autorités soucieuses d’invisibiliser la présence des personnes exilées, la reconstitution d’une histoire militante et politique de cet espace frontalier s’impose peu à peu comme un mode d’action militante à part entière. La lutte s’engage aussi sur le terrain mémoriel pour produire un récit collectif solidaire, alternatif à la représentation sécuritaire de ce territoire.”

Lire la suite sur le site de Plein Droit, revue du GISTI, ici, en accès libre.

 

 

Les fabriques d’agirs : forums de partage des savoirs

Les Fabriques d’agirs sont nées de la volonté d’échanger, de partager, de co-produire en commun entre acteurs de la solidarité, acteurs de la recherche et acteurs exilés. Le principe en est en simple, articulé autour de thématiques issues de chaque territoire de frontière.

La toute première “fabrique”, dont l’intitulé fut Territoires et savoirs partagés, s’est tenue à Briançon du 14 au 21 mai 2021, sous l’impulsion d’A. Galitzine-Loumpet et L. Marchello. Réunissant à parité acteurs de la solidarité et de la recherche, de nombreux laboratoires et institutions académiques et associations, elle proposait des débats mouvants, interrogeait les pratiques et partages de la recherche, les projets collaboratifs et de recherche action en cours. Programme ici.

Le principe fut proposé à Calais, à l’accueil de jour du Secours Catholique – Caritas France. La réussite des premières journées, l’enthousiasme de la co-construction de la version calaisienne sont à l’origine du programme de recherche CO-FRONT. Le comité de pilotage leur donna alors le nom de Fabrique d’agirs. 

La première fabrique d’agirs, intitulée Fabrique d’agir : Accueillir, soutenir, militer, penser, résister a regroupé un plus large nombre d’acteurs encore pendant trois jours et demi., du 26 au 29 mai 2022, entre la Maison d’entraide et de ressources (MER), récemment ouverte à Calais, l’accueil de jour, le Channel et les campements. Programme ici.

La troisième manifestation, la fabrique d’agirs #2, est une initiative de la MER, à l’occasion de ces deux ans d’ouverture. Si le principe reste le même, les acteurs de la solidarité et les acteurs exilés ont choisi d’interroger les conflits et les résistances des personnes en exil, leurs engagements politiques en diaspora. Progamme ici. La encore, la rencontre d’une multiplicité d’acteurs, de postures et de positionnements est apparue particulièrement féconde.

D’autres fabriques sont en construction, à Briançon, Paris, Bruxelles…

A. Galitzine Loumpet

Co-front. Présentation

Programme Institut Convergences migrations (AAP 2022-2025)

Co-construction des savoirs aux frontières (Co-Front)

 Objectifs et problématique

 Partant des attentes des associations co-front (Co-construction des savoirs aux frontières) se propose d’analyser et de renforcer les liens recherche-société et les articulations entre acteurs de la recherche / acteurs de la solidarité (solidaires, militants, artistes, journalistes, chercheurs) en lien avec les acteurs exilés. A la fois recherche-action et recherche-formation, son objectif est de créer un laboratoire expérimental de pratiques développant les préconisations des journées réflexives : Espaces et territoires partagés (Briançonnais 14-16 mai 2021) et Fabrique d’agirs (Calais, prévues les 26-29 mai 2022) – depuis lors, une nouvelle fabrique d’agirs s’est tenue à Calais en avril 2024.  Deux Tiers-Lieux nouveaux fournissent les supports de ce projet : à Briançon, les Terrasses apprenantes et son projet de « campus d’altitude » hébergé au sein des Terrasses solidaires ouvertes le 25 août 2021 pour abriter l’association Refuges solidaires, puis des activités sociales, médicales, économiques, culturelles et écologiques dans un esprit de partage des communs ; à Calais, la nouvelle Maison d’entraide et de ressources (MER), inaugurée le 26 mars 2022, gérée par le Secours Catholique, ouverte à toutes les associations et venant en appui aux exilés. Ces deux espaces s’inscrivent déjà dans un réseau régional d’appui élargi (associations, collectifs artistiques et institutions de recherche – Universités Lille, Grenoble Alpes, Ethnopole de Valence, DU…).

La problématique centrale de ce projet porte sur les modalités de renforcement des collaborations entre acteurs de la recherche, de la solidarité et des mondes de l’art engagé. Elle prend acte de la multiplication de travaux et programmes de recherche collaboratifs[1], de réflexions méthodologiques croissantes sur les recherches participatives avec exilés et acteurs de la solidarité. CO-FRONT s’appuie également sur une expérience de formation en interne des acteurs de la solidarité réaffirmant un double besoin : réflexif, en termes de renforcement des compétences ; inclusif, par le développement d’actions en faveur de publics différenciés (migrants, classes de collège et de lycée, habitants…). A la frontière franco-italienne à Briançon, plusieurs associations se partagent les champs d’action (plaidoyers pour Tous Migrants, accueil pour les Refuges solidaires, etc.). A la frontière franco-britannique, et notamment à Calais, cette spécialisation existe également : le Secours Catholique, Médecins du Monde, l‘Auberge des migrants, Utopia 56, …) mais associations et sensibilités se retrouvent au sein de la Plateforme des soutiens aux migrant.e.s (PSM).

Acteurs de la solidarité et de la recherche soulignent ici, de façon renforcée, leur volonté commune i) de réfléchir aux modalités de recherche et de formation collaboratives, ii) de renforcer par des co-productions de savoirs les liens recherche et formation, iii) de préciser le cadre méthodologique et éthique de recherche-action en terrains sensibles, iv) d’élaborer des modes de valorisation des savoirs pour des usages multiples.

 Axes principaux du projet

 Méthodologies de recherche collaborative entre acteurs 

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