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Savoir-faire aux frontières / Capsules #1

Comment se créent, se déploient, se confirment ou s’adaptent les pratiques solidaires et de recherche aux frontières ? En plus d’une décennie de politiques migratoires de plus en plus répressives, des savoir-faire se sont progressivement constitués aux frontières, à l’articulation de l’intelligence collective et des connaissances individuelles, du politique et de l’intime. De tels savoir-faire  sont nécessairement multiples, hétérogènes, liés aux territoires , aux expériences des personnes en migration et des solidaires (professionnelles, militantes) dans leur diversité constitutive, mais aussi aux renouvellements méthodologiques et aux réflexions sur l’éthique de la recherche participative, collaborative et embarquée dans ces terrains sensibles.

Réunis dans le cadre de la 4e fabrique d’agirs à Névache (16-19 octobre 2025), des participants ont pu, volontairement, prendre part au dispositif imaginé par Isabelle Mahenc et Eve Mahenc de l’association partenaire Un thé dans la neige, dans le cadre d’un projet Co-front initié par Alexandra Galitzine-Loumpet, avec la participation de Madeleine Bourrel. 22 capsules ont ainsi été tournées, dont 12 sont présentées ici.

Cliquez sur l’image pour accéder aux vidéos

Les capsules sont également accessibles ci dessous :

Ce dispositif s’inscrit dans un cadre élaboré lors de la première fabrique d’agirs (Briançon, 14-16 mai 2021) par les réalisatrices Isabelle Mahenc et Marianne Chaud, intitulé  Les mots.

Financement : Co-front / Institut Convergences migrations, Migrinter 

 

 

Présentation des ateliers sur les violences dans les relations d’aide entre exilé·es et bénévoles / Exil.s & Création.s, 14 juin, Bruxelles

À l’invitation des organisateur·rices des journées Exil.s et Création.s

, Léo Manac’h présentera la mise en place des ateliers itinérants initiés dans le cadre du programme CoFront “Nommer et répondre aux violences dans les relations d’aide entre exilé·es et bénévoles” le 

samedi 14 juin 2025.

Exil.s & création.s est un lieu de réflexion sur les enjeux de collaboration en arts avec des sans papiers.

Le programme des journées

 

 

Espace de soutien aux frontières : construire les mémoires, penser les violences – 25 et 26 juin, Briançon

 

Espace de soutien aux frontières : construire les mémoires, penser les violences

25 et 26 juin 2025, Briançon

Ateliers de recherche-action du programme Co-constructions des savoirs aux frontières – Co-Front / Institut Convergences Migrations, en collaboration avec le programme ANR Aux frontières de la solidarité (Solifro),  le projet de recherche-action Mémoires en luttes et en exil à la frontière franco-britannique / Memofront, l’association Tous Migrants, la Plateforme de soutien aux migrant.e.s, et le programme Non-lieux de l’exil.

A l’occasion du festival La Bouffée d’Air ! 27-28-29 juin, Villard Saint-Pancrace

 

« Mémoires et récits de l’accueil des exilé·es ». Atelier de frise chronologique participative pour les habitant·es de la vallée de la Clarée

25 juin, 17h-19h30, salle municipale de Névache – avec Sarah Bachellerie (Pacte, U. Grenoble Alpes)

Venez partager vos récits et raconter vos souvenirs ! Àpartir des souvenirs et des savoirs des habitant·es, nous proposons de créer ensemble une frise chronologique de la frontière et de l’accueil des exilé·es dans la vallée de la Clarée à partir de 2015-2016. L’idée est de proposer à chacun·e de raconter les événements qui l’ont marqué·e, ce que l’on a vécu, observé, pour construire une histoire plurielle de la frontière où une multiplicité de voix et de regards se croisent. Pour garantir la dimension participative de l’atelier, celui-ci s’adresse spécifiquement aux habitant·es de Névache et de la Clarée.

«Nommer et répondre aux violences dans les relations d’aide entre exilé·es et bénévoles», atelier n°2

26 juin, 9h-12h, salle des associations, 45 avenue de la République, Briançon

Après un premier atelier organisé à Paris le 9 avril, le second temps d’échange de cet atelier itinérant propose de poursuivre les réflexions collectives sur les différentes formes de violences dans les relations d’aide.

Intervenantes : Elsa Tyszler (CRESPA, ANR SOLIFRO, ICM) et Sara Cesaro (CRESPA, ANR SOLIFRO).   Animation : Léo Manac’h (Ceped, Co-front / ICM)

Auberge des migrants AGL 2022

Argumentaire et programme 

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Café éthique 6 / Terrasses Solidaires : un temps d’échanges sur la violence épistémique – 30 avril, Briançon

Les personnes en quête de refuge peuvent-elles parler ?

Mercredi 30 avril  2025 de 14h à 16h, Terrasses Solidaires, Briançon

Co-Front s’associe avec le groupe de travail du “Café éthique” des Terrasses solidaires de Briançon, afin de proposer un temps d’échanges avec Séréna Naudin, à partir de ses travaux de recherche sur la violence épistémique (Spivak 2009) vécue par les personnes en quête d’asile. Cette forme de violence désigne les inégalités de production, de légitimation et d’accès aux savoirs (Naudin, 2025).

Durant sa recherche de thèse en sociologie, Séréna Naudin a mobilisé ce concept pour penser les situations de domination que peuvent (re)produire les méthodologies traditionnelles de la recherche en sciences sociales envers des personnes “subalternisées” par des politiques migratoires violentes et les procédures administratives sans fin (Naudin et Ouamrane, 2025).  Dans le cadre des actions de recherche de l’association Modus Operandi, elle a créé et animé, avec Karine Gatelier, un atelier radio avec des personnes en demande d’asile pour interroger les conditions nécessaires au développement d’une prise de parole politique et de savoirs collectifs (Gatelier et Naudin, 2022). Cela a contribué à fabriquer des récits alternatifs aux discours dominants sur les migrations.

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Les personnes en quête de refuge peuvent-elles parler ?

Mercredi 30 avril  2025 de 14h à 16h, Terrasses Solidaires, Briançon

Co-Front s’associe avec le groupe de travail du “Café éthique” des Terrasses solidaires de Briançon, afin de proposer un temps d’échanges avec Séréna Naudin, à partir de ses travaux de recherche sur la violence épistémique (Spivak 2009) vécue par les personnes en quête d’asile. Cette forme de violence désigne les inégalités de production, de légitimation et d’accès aux savoirs (Naudin, 2025).

Durant sa recherche de thèse en sociologie, Séréna Naudin a mobilisé ce concept pour penser les situations de domination que peuvent (re)produire les méthodologies traditionnelles de la recherche en sciences sociales envers des personnes “subalternisées” par des politiques migratoires violentes et les procédures administratives sans fin (Naudin et Ouamrane, 2025).  Dans le cadre des actions de recherche de l’association Modus Operandi, elle a créé et animé, avec Karine Gatelier, un atelier radio avec des personnes en demande d’asile pour interroger les conditions nécessaires au développement d’une prise de parole politique et de savoirs collectifs (Gatelier et Naudin, 2022). Cela a contribué à fabriquer des récits alternatifs aux discours dominants sur les migrations.

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Nommer et répondre aux violences dans les relations d’aide entre exilé·es et bénévoles. 9 avril 2025, CIUP Paris

Nommer et répondre aux violences dans les relations d’aide entre exilé·es et bénévoles

Fondation Lucien Paye, Cité Internationale Universitaire de Paris – 9 avril 2025, 9h – 17h30

45 b bd Jourdan 75014 Paris (M° Porte d’Orléans, RER Cité Universitaire, tram 3a – derrière la maison de la Tunisie – et en face de celle de la Grèce)

Journée d’étude organisée par le programme de recherche collaboratif Co-Front / Institut Convergences Migrations, en partenariat avec la Plateforme des soutiens aux migrant.e.s (PSM), le programme Non-lieux de l’exil,  et  l’axe 1 du Cessma (UMR 245)

Argumentaire

(c) Gaelle Pertel Pacheco

L’organisation de cette journée part d’un constat qui circule à bas bruit dans les associations de défense des droits des étranger·es : la difficulté à nommer et à prévenir les violences qui s’exercent dans la relation d’aide entre exilé·es et bénévoles. Ces violences peuvent s’exercer d’un groupe sur l’autre et au sein mêmes de ces groupes et prennent des formes multiples : physiques, verbales, psychologiques, symboliques. Elles s’inscrivent et rejouent des rapports sociaux inégalitaires de race, de genre, de classe qui peuvent se renforcer ou s’entrecroiser. Les situations où des formes de violence s’exercent dans la relation d’aide sont délicates à formuler collectivement pour deux raisons majeures que cette journée cherche à prendre à bras le corps : d’une part, et dans un contexte de normalisation de la xénophobie et de construction médiatique de la figure de l’étranger délinquant et agresseur, la peur de participer à la stigmatisation des étranger·es en général en dénonçant des violences qu’iels pourraient commettre. D’autre part, la dimension morale et humanitaire de l’implication associative, définie comme par la justesse de sa cause, vient empêcher un travail réflexif sur les conditions de l’engagement et les rapports de domination qui peuvent s’y reproduire. Enfin, aborder la violence dans les relations aux frontières ne doit pas exclure la place du ou de la chercheuse qui, parfois plus en retrait, peut reproduire des formes de violence dans les façons de les aborder, de les qualifier ou de les restituer. Nous souhaitons ainsi ouvrir un espace de réflexion collective autour de ces différents types de violence.

Cette rencontre, initiée par le programme Co-front / ICM (Co-construction des savoirs aux frontières)  s’organise en deux temps : ouverte à toustes, la matinée prend la forme plus classique d’une journée d’étude qui met en dialogue des membres d’association et des chercheur·ses autour des conditions pour identifier les violences et y répondre. Elle permettra d’esquisser un inventaire des initiatives et outils de sensibilisation aux violences. L’après-midi se constitue en groupe d’échange de pratiques guidé en mixité choisie. Ce second groupe est pensé en itinérance ; d’abord à Paris, puis à Briançon et à Calais.

Coordination scientifique : Léo Manac’h (Ceped, U. Paris-Cité, ICM et Co-front) avec la contribution d’Alexandra Galitzine-Loumpet (Cessma, Co-front, ICM, NLE) et la gestion efficiente de Thanusiya Nadanalingam (IRD, Cessma).

Image du bandeau : crédit  Gaëlle Pertel Pacheco, travailleuse de l’art, 2024

Programme

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Mémoire de la frontière. Brève présentation

Le projet « Mémoire de la frontière franco-britannique » est porté depuis deux ans de manière bénévole par des chercheur.euse.s et des acteur.ice.s associatif.ve.s., soutenu dans certaines de ses activités par le programme Co-front (ICM), mais aussi par le programme Memofront (MESHS/ Geriico- Université de Lille), en lien avec la Maison d’Entraide et de Ressources sous le forum inter-associatif PSM (Plateforme des Soutiens Aux Migrant.es).. Il souhaite élaborer une mémoire aujourd’hui éparpillée et en partie fragmentaire, parfois même absente, alors que depuis plus de 30 ans des personnes originaires principalement du Moyen-Orient, d’Asie et de la Corne de l’Afrique et du Soudan ainsi que leurs soutiens, luttent pour faire valoir leurs droits à cette frontière1. Ce travail veut être à destination des associations, des personnes exilées, des habitant.e.s et habitants témoins et parfois actrices et acteurs de cette situation depuis des décennies, ainsi que de toute personne intéressée par cette réalité. L’objectif est de leur donner la possibilité de connaître l’histoire des luttes des personnes exilées et des différent.e.s personnes solidaires afin que cette histoire vienne nourrir l’ensemble des actes de solidarité, les stratégies de plaidoyer, les combats des personnes concernées et qu’elle permette un autre récit de ce qui se vit à la frontière franco-britannique depuis 30 ans.

Co-front a soutenu le groupe mémoire de différentes façons : par la participation de ses membres, par le financement des résidences de travail en commun, l’organisation d’ateliers et les réflexions comparées entre deux frontières, enfin, par un local dédié aux archives à la M.E.R. D’autres projets soutiennent également cette initiative.

L’accueil en communs – Rencontre de recherche-action en Drôme, Dieulefit 19 sept. 2024

L’accueil
en communs

Rencontres de Recherche-Action en Drôme

Jeudi 19 septembre 2024 à Dieulefit (La Halle)- Entrée libre

Le programme Co-front s’associe s’associe à l’initiative des associations drômoises Passerelles et Mimesis et diverses autres structures associatives et de recherche (Voies libres Drôme, Laboratoires Pacte CNRS, Art.Dev CNRS, ISP Université de Nanterre, Co-front/ ICMigrations, Non-lieux de l’exil, Confédération paysanne)  qui, à l’occasion du festival Les murs ne servent à rien, organisent une journée de travail collaborative entre chercheur·euse·s et acteur·trice·s de l’accueil en Drôme en préfiguration des Rencontres Annuelles de Recherche-Action pour un meilleur accueil qui démarreront en 2025.

La journée sera animée par : Aude Bertrand , Juliette Delaplace , Michel Dupoirieux , Jade Lamalchi , Camille Louis

Avec la participation de plusieurs membres de Co-front : Juliette Delaplace, Alexandra Galitzine-Loumpet, Jade Lamalchi, Camille Louis, Léo Manac’h,  Luc Marcello, Daphné Velay

PROGRAMME

Programme L accueil en communs 1909

9h : accueil café

9h15 : Mots de bienvenue  par Passerelles et Mimesis

 9h30 à 10h30 :  Se rencontrer les un·e·s, les autres 

10h30 – 11h30 : Recherche-action, retours d’expériences de différents territoires : RamDam, CO-Front, Modop, Résilience Alimentaire en Milieu Rural, Collectif A4.

11H30 – 12h30 :  L’accueil en Drôme – présentation des différentes initiatives, mise en commun, retours d’expériences, fabriques et questionnements, attentes et besoins

*** Déjeuner de la Cantine Elisa ***

14h – 15h Partager : ce que ces projets éveillent en nous

  • 14h00 – 14h30 temps d’échanges en mini-groupe
  • 14h30 – 15h00 restitution collective

15h – 16h00 : Agir par la  recherche 

  • 15h00 à 15h30 temps d’information : champs d’études, fonctionnement, contraintes et opportunités
  • 15h30 à16h échange collectif, questions-réponses

Pause

16h30 à 18h30  Perspectives de communs

  • 16h30 à 17h30 en mini groupe, exercice de conception d’un projet de recherche-action, de rencontres annuelles, …
  • 17h30 à 18h30 restitution collective et discussion

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Mémoires de la frontière – appel à financement participatif

Co-front  – et plusieurs de ses membres – soutiennent le et participent au projet collaboratif “Mémoires de la frontière” franco-britannique, et donc à cet appel à financement  participatif, en ligne, dont l’objectif est de co-financer un poste dédié.

lien en ligne : https://www.cotizup.com/pourmemoires

Texte de l’appel : Le projet « Mémoire de la frontière franco-britannique » est porté depuis deux ans de manière bénévole par des chercheur.euse.s et des acteur.ice.s associatifs. Il souhaite recomposer une mémoire aujourd’hui éparpillée, fragmentaire, parfois même absente, alors que depuis plus de 30 ans des personnes originaires principalement du Moyen-Orient, d’Asie et de la Corne de l’Afrique et du Soudan ainsi que leurs soutiens, luttent pour faire valoir leurs droits à cette frontière. Ce travail veut être à destination des associations, des personnes exilées, des habitant.e.s et habitants témoins et parfois actrices et acteurs de cette situation depuis des décennies, ainsi que de toute personne intéressée par cette réalité. L’objectif est de leur donner la possibilité de connaître l’histoire des luttes des personnes exilées et des différent.e.s personnes solidaires : afin que cette histoire vienne nourrir l’ensemble des actes de solidarité, les stratégies de plaidoyer, les combats des personnes concernées et qu’elle permette un autre récit de ce qui se vit à la frontière franco-britannique depuis 30 ans.

Afin de mener à bien ce projet, la Plateforme de Soutien aux Migrants et Migrantes , la PSM, travaille à la création d’un poste salarié chargé de coordonner le projet “Mémoires de la frontière”. Poste qui s’ancrerait à la Maison d’Entraide et de Ressources (MER) de Calais. Ce lieu, ouvert par le Secours Catholique il y a un peu plus de deux ans, est en transition vers un portage inter-associatif. Il est situé dans le centre de Calais et accueille aujourd’hui différentes associations, collectifs et militant.e.s mobilisé.e.s auprès des personnes exilées ainsi que les initiatives multiples des personnes à qui nombre de lieux demeurent fermés. S’y organisent différentes activités destinées aux personnes exilées envisageant ou ayant décidé de s’installer en France. Y sont également organisées des actions de prise de recul, de formation et de partage d’expériences à destination des personnes solidaires. Une vraie cohérence existe donc entre le projet “Mémoires de la frontière” et la MER en termes d’éducation populaire et d’histoire collective qui ne soit pas seulement écrite depuis les auteur.ice.s et autorités d’une histoire Nationale.

Radio Fréquence Monde. Avignon 3-13 juillet 2024

Premier billet des programmes et réseaux alliés de Co-front/ ICM. Celui-ci implique une membre de Co-front / ICM et de Non-lieux de l’exil, programme associé, Emilie Da Lage.

Radio Fréquence Monde ouvre des dialogues sur l’exil entre recherche, musique et poésie au Festival OFF d’Avignon.
Le spectacle est suivi d’un bord plateau pour échanger sur la crise de l’accueil, les politiques d’inhospitalités et les résistances qui s’organisent à la frontière franco-britannique.
🗓️Du 3 au 13 juillet (relâche 09/07)
⏳1h15 (45 min + bord plateau)
À partir de 12ans
Crédit image bandeau et billet @Leslie Fernandez

Co-front. Présentation

Programme Institut Convergences migrations (AAP 2022-2025)

Co-construction des savoirs aux frontières (Co-Front)

 Objectifs et problématique

 Partant des attentes des associations co-front (Co-construction des savoirs aux frontières) se propose d’analyser et de renforcer les liens recherche-société et les articulations entre acteurs de la recherche / acteurs de la solidarité (solidaires, militants, artistes, journalistes, chercheurs) en lien avec les acteurs exilés. A la fois recherche-action et recherche-formation, son objectif est de créer un laboratoire expérimental de pratiques développant les préconisations des journées réflexives : Espaces et territoires partagés (Briançonnais 14-16 mai 2021) et Fabrique d’agirs (Calais, prévues les 26-29 mai 2022) – depuis lors, une nouvelle fabrique d’agirs s’est tenue à Calais en avril 2024.  Deux Tiers-Lieux nouveaux fournissent les supports de ce projet : à Briançon, les Terrasses apprenantes et son projet de « campus d’altitude » hébergé au sein des Terrasses solidaires ouvertes le 25 août 2021 pour abriter l’association Refuges solidaires, puis des activités sociales, médicales, économiques, culturelles et écologiques dans un esprit de partage des communs ; à Calais, la nouvelle Maison d’entraide et de ressources (MER), inaugurée le 26 mars 2022, gérée par le Secours Catholique, ouverte à toutes les associations et venant en appui aux exilés. Ces deux espaces s’inscrivent déjà dans un réseau régional d’appui élargi (associations, collectifs artistiques et institutions de recherche – Universités Lille, Grenoble Alpes, Ethnopole de Valence, DU…).

La problématique centrale de ce projet porte sur les modalités de renforcement des collaborations entre acteurs de la recherche, de la solidarité et des mondes de l’art engagé. Elle prend acte de la multiplication de travaux et programmes de recherche collaboratifs[1], de réflexions méthodologiques croissantes sur les recherches participatives avec exilés et acteurs de la solidarité. CO-FRONT s’appuie également sur une expérience de formation en interne des acteurs de la solidarité réaffirmant un double besoin : réflexif, en termes de renforcement des compétences ; inclusif, par le développement d’actions en faveur de publics différenciés (migrants, classes de collège et de lycée, habitants…). A la frontière franco-italienne à Briançon, plusieurs associations se partagent les champs d’action (plaidoyers pour Tous Migrants, accueil pour les Refuges solidaires, etc.). A la frontière franco-britannique, et notamment à Calais, cette spécialisation existe également : le Secours Catholique, Médecins du Monde, l‘Auberge des migrants, Utopia 56, …) mais associations et sensibilités se retrouvent au sein de la Plateforme des soutiens aux migrant.e.s (PSM).

Acteurs de la solidarité et de la recherche soulignent ici, de façon renforcée, leur volonté commune i) de réfléchir aux modalités de recherche et de formation collaboratives, ii) de renforcer par des co-productions de savoirs les liens recherche et formation, iii) de préciser le cadre méthodologique et éthique de recherche-action en terrains sensibles, iv) d’élaborer des modes de valorisation des savoirs pour des usages multiples.

 Axes principaux du projet

 Méthodologies de recherche collaborative entre acteurs 

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